RWANDA: le procès des medias de la haine

Le 12 Juillet 2002, le parquet a clôturé sa preuve dans le procès des anciens responsables des "médias de la haine" ouvert sur le fond en octobre 2000 devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Le procès des médias concerne l'ancien promoteur de la Radio-télévision libre des Mille Collines (RTLM), Ferdinand Nahimana, l'ancien directeur et rédacteur en chef de la revue Kangura, Hassan Ngeze, ainsi que l'ancien conseiller politique au ministère des affaires étrangères et membre du comité d'initiative de la RTLM, Jean-Bosco Barayagwiza. Ce dernier boycotte le procès depuis son ouverture, arguant que le TPIR est manipulé par le gouvernement rwandais.
Ils sont poursuivis notamment pour entente et incitation directe et publique en vue de commettre le génocide anti-tutsi et les massacres d'opposants qui ont fait un million de morts en 1994. Ils plaident non coupables.
Plusieurs experts ont été entendus dans le cadre du procès des "médias de la haine".

  • le 28 novembre 2001, Colette Brackman, journaliste chargée de l'Afrique centrale au quotidien belge "le Soir", a évoqué une conférence de presse organisée à Bruxelles en 1992, à laquelle aurait participé l'ancien promoteur de la Radio-télévision libre des Milles collines (RTLM), Ferdinand Nahimana, un des accusés.

  • Le 20 mai 2002, l'historienne américaine et activiste des droits de l'homme, Alison Des Forges, a été admise comme témoin expert du parquet dans le procès des anciens responsables des "médias de la haine". Le parquet avait demandé qu'Alison Des Forges dépose comme experte en droits de l'homme et en histoire sociopolitique du Rwanda, y compris la propagande des médias

  • Le 1 juillet 2002, ce fut le tour de l'audition de l'historien français Jean-Pierre Chrétien, directeur du Centre national de recherche scientifique (CNRS) à Paris. Jean-Pierre Chrétien est l'auteur d'un livre devenu une référence sur le génocide rwandais.

- Extraits des débats relatifs au rôle de la revue Kangura et de la RTLM
- Sources d'information et liens relatifs au procès du TPIR


Extraits du TPIR

Nous avons repris certains extraits des débats, plus spécifiquement consacrés au rôle de la revue Kangura et de la RTLM, dans la préparation du génocide de 1994. Ces extraits émanent de l'Agence d'Information, de documentation et de formation à Arusha. Les résumés des auditions sont disponibles sur le site de l'Agence Hirondelle www.hirondelle.org.


1 JUILLET 2002
LA RADIO-TELEVISION LIBRE TRAITAIT LES TUTSIS D'ENNEMIS A TUER


La Radio-télévision libre des Mille collines (RTLM) a traité les Tutsis d'ennemis du Rwanda, a affirmé l'historien français Jean-Pierre Chrétien, cité comme expert par le parquet, lundi, à la reprise du procès des anciens responsables des "médias de la haine" devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Jean-Pierre Chrétien est auteur d'un livre devenu une référence sur le génocide anti-tutsi: "Rwanda. Les médias du génocide", publié en 1995 chez Karthala.
Guidé par le substitut américain du procureur, Stephen Rapp, Jean-Pierre Chrétien a commenté des extraits d'émissions de la RTLM, affirmant notamment que lorsque cette radio utilise le terme "ennemi", elle renvoie aux membres de l'ethnie tutsie.

La défense plaide que le terme "ennemi" réfère plutôt aux combattants du Front patriotique rwandais (FPR) en rébellion contre l'ancien gouvernement rwandais à l'époque des faits.
"La RTLM emploie souvent le terme Inyenzi pour apparemment ne désigner que des militaires du FPR, alors que clairement derrière ce terme se situent tous les Tutsis du Rwanda", a déclaré Jean-Pierre Chrétien.
Selon l'expert, la RTLM considère que le conflit qui sévissait à l'époque "ferait du tort aux enfants et aux petits enfants" des combattants du FPR, "c'est à dire une culpabilité héréditaire du groupe visé: les Tutsis", selon lui.

L'historien français a ajouté que la RTLM soutenait "l'idée qu'une victoire militaire du FPR coïnciderait avec une disparition totale des Tutsis dans le pays".
"Si tous les enfants hutus se levaient comme un seul homme pour dire: nous ne voulons pas de Tutsis, que feraient-ils?", a relevé Jean-Pierre Chrétien, dans une émission de la RTLM.
Selon l'expert, il y a "glissement " des rebelles du FPR aux Tutsis tout court, et "tous les auditeurs comprennent que derrière les Inkotanyi [FPR], le journaliste parle des Tutsis".
Jean-Pierre Chrétien a allégué qu'à la RTLM, "on considère leur mort comme normale.[?] On dit que les Tutsis massacrés sont comme des gens qui se suicident".

Le procès des médias concerne l'ancien promoteur de la RTLM, Ferdinand Nahimana, l'ancien conseiller politique au ministère des affaires étrangères et membre du comité d'initiative de la RTLM, Jean-Bosco Barayagwiza, ainsi que l'ancien directeur et rédacteur en chef de la revue Kangura, Hassan Ngeze.


22 MAI 2002
BARAYAGWIZA AURAIT ADMIS LA RESPONSABILITE DE LA RTLM PENDANT LE GENOCIDE, SELON UN EXPERT DU PARQUET

Arusha, 22 mai 2002 (FH) - Un des accusés aurait admis la responsabilité de la Radio-télévision libre des Mille collines (RTLM) pendant le génocide de 1994, a affirmé un expert du parquet, mercredi dans le procès des anciens responsables des "médias de la haine" en cours devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

L'historienne américaine et activiste des droits de l'homme, Alison Des Forges, a indiqué que l'ancien conseiller politique au ministère des affaires étrangères et membre du comité d'initiative de la RTLM, Jean-Bosco Barayagwiza, a admis cette responsabilté dans un livre qu'il a publié en 1995.

Alison Des Forges a cité des passages du livre "Rwanda. Le sang des Hutus est-il rouge ? La vérité cachée sur les massacres" dans lequel Jean-Bosco Barayagwiza dresse un compte rendu des événements politiques au Rwanda, notamment au cours de l'année 1994.

"Il est plus que probable que la RTLM a appelé la population à la résistance contre le FPR [Front patriotique rwandais, ex-mouvement rebelle à dominante tutsie] et à la lutte contre les infiltrés et les traîtres, ce qui en soit relève de la légitime défense", écrit Jean-Bosco Barayagwiza, dans un passage de son livre relevé par le témoin.

L'expert du parquet estime que Barayagwiza exprime par-là ses réelles convictions par rapport à ses activités et au rôle de la RTLM, une radio qui, dit-il, fait souvent appel à la mobilisation populaire pour résister aux infiltrés et aux traîtres.

Selon Alison Des Forges, "le terme infiltré et celui de traître apparaissent de manière récurrente durant le génocide pour désigner les Tutsis, parce qu'ils sont apparentés au FPR ethniquement".

Jean-Bosco Barayagwiza est coaccusé avec l'ancien promoteur de la RTLM, Ferdinand Nahimana, ainsi que l'ancien directeur et rédacteur en chef de la revue Kangura, Hassan Ngeze. Ils sont poursuivis pour génocide, entente en vue de commettre le génocide, incitation directe et publique à commettre le génocide et crimes contre l'humanité et plaident non coupables.

D'après Alison Des Forges, Barayagwiza, dans son livre, a légitimé les attaques perpétrées contre les complices du FPR par des miliciens.

"Des milices pour combattre le FPR et ses alliés et complices qui préparent une nouvelle offensive, l'assaut final, est un acte légal et légitime. Par contre ce qui est illégal et réprehensible, c'est l'alliance avec l'ennemi ou la collaboration avec lui. Au cours de la deuxième guerre mondiale de tels collaborateurs subissaient un châtiment exemplaire surtout lorsqu'ils tombaient entre les mains des résistants ou des partisans", écrit l'accusé.

Le parquet affirme que les milices affiliées à l'ex-parti présidentiel, les Interahamwe, et au parti Coalition pour la défense de la République (CDR), les Impuzamugambi, ont été le fer de lance du génocide anti-tutsi et des massacres d'opposants qui ont fait un million de morts en 1994. Le parquet allègue que Barayagwiza et Ngeze étaient des membres influents du parti CDR.

Jean-Bosco Barayagwiza boycotte ce procès depuis son ouverture sur le fond en octobre 2000, arguant que le TPIR est manipulé par le gouvernement rwandais. L'avocat italien, Me Giacomo Barletta Caldarera, qui le représente contre son gré, a déclaré que le témoignage d'Alison Des Forges était un exposé "poltico-idéologique" basé sur "des théories non vérifiées".

14 MAI 2002
LA REVUE KANGURA ETAIT AXEE SUR LA HAINE ETHNIQUE

Arusha, 14 mai 2002 (FH) - La revue Kangura était axée sur la haine ethnique, a affirmé un expert cité par le parquet, mardi dans le procès des anciens responsables des "médias de la haine" en cours devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

L'historien rwandais résidant en France Marcel Kabanda a déclaré que Kangura s'articulait autour de plusieurs axes comprenant, outre la haine ethnique, l'impératif de défense pour les Hutus menacés par les Tutsis, le combat virulent à l'égard des Hutus qui n'adhéraient pas à cette ligne et la mobilisation des Hutus contre l'ennemi.

"Dans Kangura, l'ennemi de Rubanda nyamwinshi [le peuple majoritaire, les Hutus], c'est le Tutsi-Inyenzi [cancrélat]", selon le témoin expert.

Le procès des médias concerne l'ancien directeur et rédacteur en chef de la revue Kangura, Hassan Ngeze, l'ancien promoteur de la Radio-télévision libre des Mille collines (RTLM), Ferdinand Nahimana, ainsi que l'ancien conseiller politique au ministère des affaires étrangères et membre du comité d'initiative de la RTLM, Jean-Bosco Barayagwiza.

Ils sont notamment coaccusés d'avoir incité au génocide anti-tutsi et aux massacres d'opposants qui ont fait un million de morts entre avril et juin 1994, en utilisant les médias extrémistes. Ils plaident non coupables.
Marcel Kabanda est co-auteur du livre : "Rwanda. Les médias du génocide" publié en 1995 sous la direction de l'historien français Jean-Pierre Chrétien. Ce livre situe la naissance des journaux extrémistes en décembre 1989. Selon les auteurs, en créant de tels journaux, l'entourage présidentiel, appelé "Akazu" [petite maison] avait notamment pour objectif de combattre les thèses avancées par les opposants au régime Habyarimana, parmi lesquelles la critique de l'idéologie ethniste, qui fondait, d'après eux, l'Etat rwandais.
La revue Kangura a été créée en 1990. Selon l'expert Kabanda, "Hassan Ngeze n'est pas lié à l'Etat en tant que tel, mais à certains milieux du pouvoir. Mais je n'ai pas eu de confirmation", a-t-il dit.


18 FEVRIER 2002
NAHIMANA,"CHEF DES PROMOTEURS" DE LA RTLM, SELON UN TEMOIN.

Arusha, 18 février 2002 (FH) - Ferdinand Nahimana aurait été présenté comme le "chef des promoteurs" de la Radio-télévision libre des Mille collines (RTLM) lors de son assemblée constituante, a déclaré un témoin de l'accusation, lundi, dans le procès des anciens responsables des "médias de la haine" en cours devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Cette assemblée, tenue "dans le premier trimestre de l'année 1993", a été ouverte par le principal actionnaire du projet RTLM, l'homme d'affaires Félicien Kabuga, a indiqué le trente-neuvième témoin de l'accusation. Désigné par la lettre "X" pour protéger son anonymat, le témoin dépose par vidéoconférence à partir de la Haye (Pays Bas), siège du Tribunal de l'ONU pour l'ex-Yougoslavie.

"M. Kabuga a remercié Nahimana Ferdinand d'avoir pensé (sic) pour la création de la RTLM et nous a dit que Nahimana était un homme d'expérience, qu'il avait déjà été directeur de l'ORINFOR [Office rwandais d'information] et l'a remercié de cette initiative", a affirmé M.X. "Il a dit que le chef des promoteurs était Nahimana Ferdinand", a-t-il poursuivi.

Le témoin a indiqué que le comité qui dirigeait ladite réunion était composé, outre de Kabuga et Nahimana, de Jean-Bosco Barayagwiza, présenté comme "responsable des relations publiques", Ephrem Nkezabera, comme "financier de la RTLM", Joseph Serugendo comme "responsable du service technique", et Phocas Habimana, comme "coordinateur".

M. X a rapporté que l'assemblée constituante avait reconduit ce comité d'initiative, en attendant une autre réunion qui était prévue en avril 1994. Cette réunion n'a jamais eu lieu.

La RTLM a commencé ses émissions en août 1993 avec un personnel recruté par Ferdinand Nahimana, selon le témoin. "Ce sont des candidats qui avaient des problèmes à Radio Rwanda. Alors il en a profité pour les faire entrer à la RTLM", a-t-il dit. La RTLM avait un capital initial de vingt-cinq millions de francs rwandais (1 dollar américain équivalait à l'époque à 175 francs rwandais), a expliqué le témoin, ajoutant que la radio attendait un prêt de la Banque continentale africaine au Rwanda (BACAR).

La BACAR était dirigée par Pasteur Musabe, frère de l'ancien directeur de cabinet au ministère de la défense, le colonel Théoneste Bagosora, détenu au TPIR. Le témoin a affirmé que Pasteur Musabe faisait partie d'un groupe "qui avait une audience directe chez le président de la République du Rwanda", Juvénal Habyarimana.

M.X a allégué qu'en sa présence, Ferdinand Nahimana rencontrait régulièrement Pasteur Musabe et d'autres "autour d'un pot, une bière et une chèvre qu'on mangeait en discutant de notre parti, le MRND" [Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement]".

Ferdinand Nahimana a été directeur de l'ORINFOR entre fin 1990 et début 1992. Il aurait été proposé à ce poste par Protais Zigiranyirazo, un beau-frère du président Habyarimana, a dit le témoin. Protais Zigiranyirazo est également détenu à Arusha.

Ferdinand Nahimana est coaccusé avec Jean-Bosco Barayagwiza ainsi que l'ancien directeur et rédacteur en chef de la revue Kangura, Hassan Ngeze. Ils plaident non coupables. Dans sa déposition, le témoin ne devrait pas mentionner le nom de Hassan Ngeze.
Le parquet affirme que "la RTLM a été utilisée pour diffuser des émissions conçues pour provoquer la haine inter-ethnique et pour inciter la population à tuer et à commettre des actes de violence et de persécution à l'encontre de la population tutsie et à l'encontre d'autres personnes en raison de leur appartenance politique".

Le témoin a allégué qu'en avril 1994, des journalistes de la RTLM écrivaient sur un tableau noir des noms de personnalités tuées ou qui étaient encore recherchées. Le témoin a affirmé que lors de son passage au studio de la RTLM, c'était l'animateur italo-belge, Georges Ruggiu qui "tenait à jour la liste".
Georges Ruggiu a plaidé coupable devant le TPIR et devrait être le prochain témoin dans cette affaire. Se trouvait également sur les lieux "le journaliste Noël Hitimana et sa famille", a déclaré le témoin.
Selon M.X, "Si Nahimana n'était pas capable de donner des remarques à ces journalistes, il pouvait réunir le comité pour lui demander de prendre des mesures". L'audition de X se poursuit mardi matin. Présenté comme "un insider" par le parquet, la défense le suspecte d'avoir participé au génocide.


29 NOVEMBRE 2001
NAHIMANA AURAIT ETE PRESENTE COMME LE DIRECTEUR DE LA RTLM

Arusha, le 29 novembre 2001 (FH) - Ferdinand Nahimana aurait été présenté comme le directeur de la Radio-télévision libre des Mille collines (RTLM), a affirmé un journaliste belge, jeudi, dans le procès des anciens responsables "des médias de la haine " en cours devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

La journaliste belge Colette Braeckmann a déclaré que Ferdinand Nahimana a demandé la parole au cours d'une conférence publique tenue à Kigali au mois de mars 1994 et que celui qui dirigeait les débats l'a appelé par le titre de directeur de la RTLM.
Colette Braeckmann se trouvait à Kigali pour participer à un séminaire sur l'objectivité et l'honnêtété journalistique, qui a été précédé par une conférence publique.

Ferdinand Nahimana se serait alors prononcé en faveur d'une presse politiquement engagée en période de conflit, contrairement au témoin qui prônait un journalisme "neutre". La défense conteste que Ferdinand Nahimana ait été directeur de la RTLM.

A un juge qui voulait savoir si un journalisme d'opinion était par nature mauvais, Colette Braeckmann a répondu qu'une telle presse existe dans tous les pays démocratiques mais que ça devient un délit quand elle incite à la haine ethnique.
La journaliste belge a précisé qu'à ce moment-là, Ferdinand Nahimana a défendu "le libre exercice de la liberté d'opinion".

Ferdinand Nahimana est coaccusé avec l'ancien conseiller politique au ministère des affaires étrangères et membre du comité d'initiative de la RTLM, Jean-Bosco Barayagwiza, et l'ancien directeur et rédacteur en chef de la revue Kangura, Hassan Ngeze.

Colette Braeckmann a affirmé qu'au cours du séminaire, un journaliste rwandais a averti que le débat sur les problèmes ethniques en vogue dans la presse rwandaise de l'époque pouvait provoquer des massacres. "La suite logique de ce débat, c'est de prendre sa machette" et de tuer, aurait fait remarquer ce journaliste cité par Colette Braeckmann.

Le parquet allègue que la RTLM et la revue Kangura ont été utilisées dans la préparation et l'exécution du génocide. La défense a souvent interrompu les réponses de Colette Braeckmann, estimant "qu'il s'agissait d'opinions fondées sur l'écho d'autres opinions". Le témoin a été également reproché de vouloir faire admettre des documents à caractère "complètement apocryphe".


Sources d'information et liens utiles


"Rwanda. Les médias du génocide", publié en 1995, chez Karthala.
Jean-Pierre Chrétien a à plusieurs reprises mentionné la responsabilité écrasante des journalistes des "médias de la haine" (Kangura, RTLM, etc.), qui a donné lieu à une initiative de l'association Reporters sans frontières. L'enquête a débouché sur une recherche collective appuyée par l'UNESCO et menée par Jean-Pierre Chrétien, Jean-François Dupaquier, Marcel Kabanda et Joseph Ngarambe : elle portait sur la presse écrite entre 1990 et 1994 et sur les émissions de la RTLM (Radio-télévision libre des mille collines) entre avril et juillet 1994. L'ouvrage qui en est issu reproduit de très nombreux extraits de ces médias extrémistes, identifiés avec précision. Les textes sont classés sous quatre rubriques : l'idéologie ethniste, le racisme antitutsi, la logique totalitaire du "Hutu power" et la culture de violence. Celle-ci est notamment illustrée par de nombreuse caricatures tirées de cette presse.

Liens

- Tribunal pénal international pour le Rwanda (Arusha) www.ictr.org

- Agence d'Information, de documentation et de formation, Arusha www.hirondelle.org

- Diplomatie judiciaire www.diplomatiejudiciaire.com

- Avocats sans Frontières www.asf.be


- Sur le rôle de Georges Ruggiu et de la RTLM:
Freemedia: www.freemedia.at/wpfr/rwanda.htm
Committee to protect journalist : www.cpj.org/attacks00/africa00/Rwanda.html
Internews :www.internews.org/activities/ICTR_reports/ICTR_reports.htm
Diplomatie judiciaire : www.diplomatiejudiciaire.com/UK/Tpiruk/RuggiuUK7.htm
Reporters sans frontières: www.rsf.fr
Article 19: www.article19.org