26 décembre 2003
Actions Afrique

Déclaration de Libreville : les propositions des 35e assises de la presse francophone

L’Union internationale  de la presse francophone, UPF, a organisé à Libreville (Gabon) ses 35èmes assises auxquelles ont pris part une centaine de participants pour faire le bilan de la formation des professionnels des médias.

Un certain nombre de propositions ont été faites en vue d'améliorer la formation :

  • la mise en place de formations à l'éthique et à la déontologie permettant la participation du plus grand nombre de journalistes,
  • l'organisation de sessions de formation suffisamment structurées à l'intention de tous les acteurs des médias : techniciens, dirigeants, commerciaux, gestionnaires qui ont tous un rôle capital à jouer pour assurer un développement significatif de la qualité et de l'audience de chaque titre ;
  • la tenue en grand nombre de sessions de formation de formateurs. Aucune session de formation ne devrait se tenir sans la participation d'un " formateur stagiaire " qui accompagnerait le responsable de stage ;
  • que les aides à la formation pour les médias soient conditionnées à l'implication déterminante de leurs directions. Placer la formation au coeur de la dynamique de chaque média est la condition sine qua non de son développement, voire de sa pérennité ;
  • que les formations se déroulant au sein même de chaque entreprise soient considérablement valorisées. C'est là sans doute, une des réponses adaptées aux besoins de développement et à de véritables projets pédagogiques ;
  • que la formation en alternance, qui donne de la cohérence et assure un meilleur suivi pédagogique profitable à chaque journaliste soit elle même aussi développée ;
  • que l'accès du plus grand nombre aux nouvelles technologies, et notamment au réseau internet, complémentairement aux autres types de formation, soit encouragé ;
  • que les établissements de formation développent eux mêmes, de façon importante la formation continue, en lien étroit avec la profession. Répondant à un certain nombre de critères, ces établissements trouveraient intérêt à développer leurs échanges, notamment au sein du Réseau Théophraste ;
  • que l'ensemble des organisations professionnelles, directions de médias, pouvoirs publics, organismes de formation, bailleurs de fonds, unissent leurs efforts pour mettre en place un système de formation de qualité, à la hauteur des enjeux de démocratie et développement dont chaque pays a besoin. L'Upf propose de réunir très prochainement tous les acteurs et les bailleurs de fonds, pour chercher les chemins d'une meilleure coordination des efforts consentis. "



Source : Le Quotidien Mutations (Yaoundé- 11 Novembre 2003

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NIGÉRIA : L'AMARC veut faire adopter la Charte africaine sur la radiodiffusion

La section africaine de l'Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC Afrique) se joint à l'Institut Panos d'Afrique de l'Ouest et à l'Institute for Media and Society (IMS) pour lancer une initiative appelée « La Construction de la radiodiffusion communautaire au Nigéria », qui vise à exercer des pressions sur le gouvernement nigérien afin de renforcer la radio communautaire dans le pays et d'assurer la diversité des médias.
Selon eux, la Charte africaine sur la radiodiffusion (http://www.africafilmtv.com/pages/charterl.htm), que l'Union africaine a entérinée en juillet dernier, servira utilement de feuille de route pour une réforme. Elle propose une structure en trois volets comprenant le secteur de la radio d'État, le secteur de la radio privée et un secteur de la radio communautaire.
Selon l'AMARC Afrique, le gouvernement nigérien devrait aussi mettre en ouvre des réformes législatives pour reconnaître le rôle de la radio communautaire et assurer des services d'immatriculation. Les radiodiffuseurs communautaires devraient avoir un égal accès à l'attribution des fréquences radio dans le cadre d'un processus ouvert et transparent auquel participeraient tous les radiodiffuseurs, dit le groupe. « Il est essentiel pour le développement d'un régime de radio redoutable d'avoir un mode équitable d'attribution des fréquences radio. »

Pour plus de renseignements :


Source : IFEX

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Un journaliste kényan récompensé par le Prix Natali

Le journaliste d'investigation kényan Ken Opala a reçu la médaille d'or 2003 du Prix Natali pour une série d'articles sur la vie des condamnés à mort publiés dans le “Daily Nation”. Il est également le lauréat du prix régional pour l'Afrique. Le Prix Natali récompense l'excellence dans la couverture des droits de l'homme, la démocratie et le développement. Opala a été honoré par la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) et par la Commission européenne.

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Concours du CRDI: décentralisation et droits des femmes en Afrique subsaharienne

La section Genre du CDRI cherche à appuyer des recherches qui visent à déterminer de façon empirique si et comment les réformes décentralisatrices  contemporaines contribuent en pratique à la concrétisation et à la protection des droits civils, politiques, sociaux, économiques ou culturels des femmes et des filles, ou si elles y nuisent au contraire.
Tous les principaux chercheurs doivent être citoyennes ou citoyens d'un pays en développement. On accordera jusqu'à cinq subventions d'une valeur maximum de 100 000$ CAD  chacune, pour des projets d'une durée de 18 mois à deux ans. Pour obtenir plus  de renseignements ou pour télécharger une trousse de demande complète, prière de vous rendre au www.crdi.ca/genre .

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